Georges Belon
| Grade | CVH |
|---|---|
| Né le | 6 / 08 / 1941 |

1964

2009
| Grade | CVH |
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| Né le | 6 / 08 / 1941 |


Mai 2011
Au déjeuner annuel des « parisiens », notre très dévoué Secrétaire me relance aimablement pour fournir un CV au blog de la promo.
Questions: qu'est-ce qui va bien pouvoir l'intéresser, la promo ? Et, à supposer que je trouve un point d'intérêt, ou qui me semble tel, comment le dire ?
Bon ! Courage ! On va essayer...
1962-1965: Ecole navale et Jeanne d'Arc: tout va bien...
A la Baille, je n'ai de bonnes (d'excellentes !) notes que dans les matières militaires et maritimes, et une succession de queues par ailleurs.
Je dispute la palme de la crasse académique à mon camarade et ami Alain (Boulanger), et à quelques autres...
Mon chef d'escouade, Dudu, n'apprécie pas du tout un tel comportement: j'ai aussi une queue en note de gueule...
Ma foi, qu'importe ? Bien calé dans le cockpit, assisté par la chaude amitié et l'enthousiasme de mes deux équipiers Charles (Stéphan) et Guy (Venot),
j'ai la barre de Baladin - « mon » Requin - ou celle de Midship-çà! sous mes deux paumes: je suis au paradis !
Je décroche le prix de manoeuvre face à une forte concurrence !..
Sur la Jeanne, c'est encore le paradis. Et par dessus le marché mon chef de poste est un vrai marin, affable, compétent, appliqué, sympa même !
Et puis, ça bouge ce bateau là, ça navigue: le monde est droit devant !
Un instant de stress en fin de campagne: il faut choisir, ou ne pas choisir, l'Aéro. Taraudés par cette question, Guy (Renaud) et moi nous nous entraînons
l'un l'autre quand, un jour, quatre Etendard s'enroulent autour de la Jeanne: je saute le pas, va pour les « pingouins »!
1965-1968: Encore trois années d'instruction...
Après un peu de navigation – si l'on peut dire – de Brest aux Pierres noires et des Pierres noires à Brest, sur un MSO, pendant six mois, me voilà à Salon de Provence:
l'extase, le ravissement, d'autant plus prenant qu'il est inattendu. Je jure que je voulais d'abord être un marin !
Au bout d'un an, le jour de la proclamation des résultats, le c.. de « chasseur » qui nous sert de chef (et pour lequel j'ai gardé la plus profonde estime)
prend un malin (?) plaisir à égrener lentement les noms et à ne citer le mien qu'en 6ème position, au mépris du classement,
quand il n'y avait que 6 places pour la « chasse » - j'en tremble encore...
Ensuite on enfile deux Ecoles de chasse: à Tours, pour un premier macaron, celui de Guynemer, à Hyères, pour accrocher l'insigne des pingouins,
des ailes et une ancre – tiens ! Çà me rappelle un bouquin...
Après ? Ben, la routine, quoi...
Un sacré souvenir quand même: Rouston, d'Escay et moi, nous nous qualifions à l'appontage sur l'Arro aux commandes de nos Fouga.
J'ai l'impression de jouer dans un film sur la guerre du Pacifique. Sur ce bateau qui ne voit passer que des Alizé et des hélicos nous sommes traités comme de « vrais » chasseurs.
Au carré, Sacha-la-catapulte nous a organisé un festin digne des chevaliers de la Table ronde ! On est aux anges. On se croit des anges...
Je vole de l' « assaut » à la « reco »: depuis St Ex il paraît que ce sont les meilleurs …
Bon, je passe sinon ça va faire un roman...
1970... Plouf !
Me voilà en reconversion à l'Ecole de spécialisation sur multimoteurs.
En prime j'ai gagné un an à l'Ecole « det »: après un mois de rêve à Porquerolles, nous inaugurons le CIN !
Outre l'acquisition d'un excellent brevet, j'y rencontre presque toute la 64 (sauf les sous-mariniers, toujours pressés,
les « trans » qui bénéficient d'un an de sursis aux Bormettes, et les mécanos, sur le Jean-Bart (?)).
Je prends enfin la charge d'un équipage de Patmar. Entre les affectations à Nîmes et à Lann-Bihoué, on fait le tour de
la Méditerranée et de l'Atlantique nord, avec même des pointes à Dakar, aux Antilles, et à Djibouti.
(La Patmar: un vrai métier de marin ! C'est si vrai que la RAF, qui ne l'avait jamais vraiment digérée, vient enfin d'éliminer la sienne...)
Hop: on saute sur un commandement, et voilà les états-majors. En 1980, la vie aventureuse du pilote, c'est fini. Quatorze ans dans les azurs: c'est fou ce que ça passe vite...
1980-1986: J'enchaîne la FOST (mais oui ! Ils ont toujours un « patmar » en otage !),
le GOUM (« tapis rouge » dans toutes les unités qui reçoivent les missionnaires de ce groupe redouté), et les Forces Française du Cap Vert (enfin, les cocotiers !)
Je finis par me retrouver à OPS/REN – 2 rue Royale (et Alain Béreau y a mis sa griffe), une villégiature qui gagne à être connue pour la vie de haute qualité intellectuelle que l'on y mène.
1986 - 1997: Dassault,
Le constructeur d'avions bien connu constitue une cellule de vente pour le dernier produit sorti en catalogue: l'Atlantique.
On me propose de la rejoindre. Je me renseigne très vite pour m'entendre dire que ce n'est pas une proposition que l'on refuse...
A Dieu vat - je quitte ma vieille maîtresse !
On se fait la main en vendant un premier Atlantic d'occase aux Pakos. Il sera suivi de trois autres - la vente de ce genre d'engin est un vrai travail d'équipe...
Mais hélas nous n'améliorerons pas ce score. Nous ( Dassault, l'Etat, la Marine) ne vendrons pas un seul Atlantique 2 - et pourtant, quelle belle machine !
Un mot d'explication: nos bons « amis » américains nous verrouillent toutes les voies possibles avec leur force impériale et une efficace persévérance.
Pour revenir à mes activités je vais passer cinq ans en Extrême-Orient dont quatre et demi en Corée où
j'aurai le plaisir de voir passer Guy Rupied puis Bernard Coloby, en mission pour leurs maisons respectives, Gilles Combarieu
sur sa frégate, et de recevoir Charles Stéphan en période de réserve sur la Jeanne.
Il y avait aussi d'autre joies: celles d'être le délégué d'une société fameuse, à l'étranger...
On gagne la compétition organisée par les Coréens pour l'acquisition d'un avion de patrouille maritime. Les Américains leur imposent le P3-C.
J'emmanche la compétition pour le « chasseur du futur » (advanced fighter), que la maison gagnera aussi huit ans plus tard avec le Rafale. Les Américains imposent cette fois le F 15 – Export!
1998 - 2001: L'Afrique m'appelle une dernière fois.
L'AOVC me met le pied à l'étrier. Je passe trois ans et demi à la direction d'une filiale de l'OPT: Office des Postes et Télécommunications du Gabon. Grâce à mon brevet de détecteur (!) - et à une certaine expérience de l'expatriation - me voilà maintenant dans les transmissions par satellite, en Afrique... La providence m'envoie aussi une responsabilité inattendue, celle de chargé d'affaires de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem (dit Ordre de Malte) auprès de la République gabonaise. Je navigue de la fréquentation des lépreux et autres handicapés à celle du corps diplomatique, dont je fais partie: intéressant contraste...
En 2001 ma barque s'échoue sur les rivages de la Métropole: retour à la case « départ ».
Depuis – dix ans déjà - bouline et enseignement du français à l'étranger ont rythmé les années, s'additionnant à tout le reste dont mes petits-enfants ne sont pas la moindre part.
J'envie un peu Arnaud (d'Escrivan) pour sa nombreuse descendance – enfin, pas tous les jours !
Philippe (Labouret) me fait l'amitié de me confier l'un de ses bateaux, un Centurion 48, pour le convoyer de Saint Martin des Antilles jusqu'en Sicile: une belle expérience de marin.
Je commence à comprendre ce que veulent dire certains textes sacrés quand on y lit que, pour Dieu, mille ans sont comme un jour...
Et expecto... vitam venturi saeculi.
le 3 mars 2007 à Courtalain

On voit les ordinands prostrés pendant que Monseigneur de Magistris, archevêque de Nova, envoyé par Rome, officie à l'autel entouré par le supérieur général du Bon Pasteur, le diacre, le sous-diacre et le cérémoniaire.
Cette posture des ordinands rappelle celle du Christ au Jardin de Gethsémani la veille de sa passion (Mt 26, 39 et Mc 14, 32-36). Elle signifie l'offrande absolue.
Peu après, les ordinands toujours prostrés, l'archevêque va aller s'asseoir sur la cathèdre pendant que toute l'assistance chante la litanie des saints : longue prière en forme de mélopée qui implore l'intercession de l'Eglise triomphante ( les saints et les saintes du Paradis)...

Le nouvel ordonné et son père au milieu des fidèles. C'est l'instant de la bénédiction par le nouveau prêtre de tous ceux qui se pressent pour la recevoir avec les grâces qui y sont associées – instant émouvant par le recueillement du nouvel ordonné autant que par celui des fidèles, émotion qui culmine lorsque le nouveau pasteur impose les mains à l'un de ses proches. En retour le fidèle baise les mains nouvellement consacrées qui viennent de le bénir marquant ainsi sa reconnaissance, et sa joie d'accueillir un nouveau pasteur pour l'Eglise.
Le père n'est qu'un modeste assesseur qui tient une petite corbeille contenant les images commémoratives de l'ordination de son fils que les fidèles prennent en manière de pieux souvenir après avoir reçu bénédiction.
Michel Heger et Georges Belon ont parcouru le Maroc en 4x4 pendant dix jours (2009).